Ouverture du procès d’un guadeloupéen accusé de coups mortels aux fêtes de Bayonne en 2024
Jérôme Vérin, guadeloupéen de 41 ans, ancien boxeur professionnel, est assis pendant deux jours dans le box. Accusé de "violences ayant entraîné la mort sans intention de la donner" sur un homme de 58 ans, après une altercation survenue lors des Fêtes de Bayonne en 2024.
Les faits remontent au 11 juillet 2024, vers 21 heures. Dans un bus stationné à la gare routière mise en place pour ces festivités qui attire chaque année plus d'un million de visiteurs, la victime, en état d'ébriété, se trouve à l'arrière du véhicule avec sa compagne. L'accusé, Jérôme Vérin, alors âgé de 39 ans, monte par l'avant. Une dispute éclate rapidement pour un motif resté indéterminé au terme de l'instruction. Les deux hommes semblent vouloir poursuivre l'affrontement à l'extérieur. Les versions divergent quant à l'origine de l'altercation. L'ancien boxeur professionnel Guadeloupéen, affirme avoir été la cible de propos racistes. Des déclarations qu'aucun témoin n'a corroborées. La victime descend du bus la première, suivie par le mis en cause. Malgré l'intervention du chauffeur, que l'accusé repousse, ce dernier se précipite sur le quinquagénaire et lui assène deux coups de poing au visage. L'homme s'effondre, inconscient.
Grave traumatisme crânien et œdème cérébral
Pris en charge par les secours, il reprend brièvement connaissance avant que son état ne se dégrade dans la nuit. Hospitalisé, il succombe le 16 juillet 2024 des suites d'un grave traumatisme crânien et d'un œdème cérébral massif, selon les conclusions de l'autopsie. Ce drame s'inscrit dans un contexte déjà marqué par la violence : un an plus tôt, les Fêtes de Bayonne avaient été endeuillées par la mort d'un habitant du centre-ville, roué de coups après avoir fait une remarque à un groupe surpris en train d'uriner devant sa porte.
Tombé sur la mauvaise personne
L'accusé, Jérôme Vérin, présente un lourd passé judiciaire. Entre 2005 et 2024, il a été condamné à 17 reprises, dont 14 fois pour des faits de violences, conjugales, avec arme, ou pour des menaces de mort. En état de récidive, il encourt jusqu'à trente ans de réclusion criminelle. Pour les avocats des parties civiles, Mes Marion Duhalde et Alain Astabie, " il n'y a rien à comprendre dans ce dossier " : la victime " est tombée sur la mauvaise personne au mauvais moment ".
Related News
Affaire Jordan Rizzi : « les trois victimes sont très abîmées, très vulnérables » |...
La République dominicaine, premier producteur de riz des Caraïbes et d'Amérique centrale
Une journée de sensibilisation au compostage