Local News

Les kinésithérapeutes peuvent désormais prescrire des médicaments

19 September 2026
Promote your business with NAN

Un arrêté publié au Journal officiel ce mercredi 16 septembre autorise les kinésithérapeutes à prescrire des antidouleurs légers et des relaxants musculaires à leurs patients. Ils pourront également rédiger des ordonnances pour une soixantaine de dispositifs médicaux.

C’est une première dans le monde paramédical. Depuis ce mercredi 16 septembre, les kinésithérapeutes sont autorisés à prescrire à leurs patients des médicaments relaxants pour les muscles ainsi que des antidouleurs légers comme le paracétamol ou des anti-inflammatoires. L’arrêté a été publié au Journal officiel. « Cela va permettre au patient de ne pas perdre de temps », se réjouit Elise Bardoult, présidente de la Fédération nationale des étudiants en kinésithérapie, auprès de France Info. « Il ne va plus devoir aller à la pharmacie, puis chez le médecin, puis retourner à la pharmacie pour avoir une prescription de ces antalgiques. En allant chez son kinésithérapeute, il aura accès à tout cela ».

En plus des médicaments, les praticiens pourront désormais rédiger des ordonnances pour une soixantaine de dispositifs médicaux, contre une liste bien plus restreinte auparavant. Figurent notamment des ceintures de soutien lombaire, des colliers cervicaux, des attelles, des béquilles, mais aussi des sparadraps et des préservatifs.

« Une attente ancienne » enfin satisfaite

La profession salue une victoire attendue de longue date. « En reconnaissant aux kinésithérapeutes de nouvelles possibilités de prescription, les pouvoirs publics renforcent la cohérence des parcours de soins, valorisent l’expertise clinique de notre profession et répondent à une attente ancienne », déclare Pascale Mathieu, présidente du Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes, dans un communiqué.

Vers un accès direct sans passer par le médecin ?

Cette nouvelle compétence ne marque pas la fin des revendications. Les kinésithérapeutes continuent de demander que les patients puissent accéder directement à leurs services sans devoir consulter un médecin au préalable, notamment dans des cas simples comme une entorse à la cheville. Une évolution qui pourrait, à terme, simplifier encore davantage le parcours de soins.

Autre nouveauté : à partir du mois d’octobre, les kinésithérapeutes pourront réaliser des « bilans prévention », à l’image de ce que font déjà les médecins, sages-femmes, infirmières ou pharmaciens. Une compétence supplémentaire qui élargit encore leur champ d’intervention et confirme leur rôle croissant dans la prévention et le suivi des patients.