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Antigua : Castration chimique des violeurs d’enfants récidivistes : Le 1er ministre Gaston Browne défend sa proposition

24 September 2026
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Traitée de « barbare » et de « coup politique » par un avocat pénaliste grenadien, l’idée du Premier ministre d’Antigua-et-Barbuda ne faiblit pas. Gaston Browne maintient sa proposition et prépare, en parallèle, un durcissement des peines minimales.

Gaston Browne veut qu’on envisage la castration chimique pour les auteurs récidivistes de violences sexuelles sur enfants. Jerry Edwin, avocat pénaliste grenadien, a jugé l’idée « barbare ». Le chef du gouvernement a répondu publiquement. Sa mesure serait facultative, insiste-t-il, et ne viserait que les récidivistes. Il pose une question pour justifier sa proposition : n’est-il pas barbare de violer à répétition de jeunes filles ?

Perpétuité sur le papier, deux ans dans les faits

La législation d’Antigua-et-Barbuda prévoit la prison à vie pour le viol sur mineur. Pourtant, certains récidivistes, selon Gaston Browne n’ont écopé que de deux ou trois ans. « Les criminels ne sont pas les seuls à avoir des droits », lance-t-il. Si la loi le permettait, la castration chimique pourrait remplacer de longues peines de prison, voire la peine de mort.

Le droit contre l’émotion

Jerry Edwin ne conteste pas la gravité de ces crimes. Mais la sanction, dit-il, doit rester encadrée par la loi, la procédure régulière et les droits fondamentaux. Il y voit aussi un calcul électoral. Gaston Browne balaie l’argument : les élections ne sont pas attendues avant avril 2031. « Ce n’est pas un coup politique », assure-t-il. Il accuse l’avocat de mieux défendre ses clients que les victimes.

Le vrai chantier : les peines minimales

L’écart entre la loi et les peines prononcées, que dénonce le Premier ministre lui-même, pose la question de l’application des sanctions. Le gouvernement prépare d’ailleurs des amendements pour durcir les peines minimales en cas de viol, de viol sur mineur et d’infractions liées aux armes à feu. La castration chimique reste pour l’heure, elle, une piste sans cadre légal. Qui la déciderait, avec quel consentement et quel suivi médical ?