France-Belgique : Jérémy Jacquet, la révélation guadeloupéenne qui bouscule la hiérarchie
À 21 ans, le défenseur d’origine guadeloupéenne, Jérémy Jacquet s’est imposé en deux matchs comme une pièce maîtresse de l’équipe de France de Zinédine Zidane. Face à la Belgique ce lundi soir au Stade de France, le joueur de Liverpool pourrait profiter de la suspension d’Upamecano pour enchaîner une troisième titularisation consécutive.
Il y a trois ans, Jérémy Jacquet faisait ses armes à Clermont, en deuxième division. Aujourd’hui, il est titulaire en équipe de France et vient d’être transféré à Liverpool pour près de 70 millions d’euros, la plus grosse vente jamais réalisée par le Stade Rennais, son club formateur. Entre-temps, le Guadeloupéen de 21 ans s’est imposé dans la défense rennaise, puis chez les Reds, où il a immédiatement pris la place d’Ibrahima Konaté aux côtés de Virgil van Dijk. Une progression éclair, à laquelle s’ajoute désormais une reconnaissance internationale.
Sa première titularisation en Bleu, à Bruxelles, avait déjà marqué les esprits. Chargé du marquage de Charles de Ketelaere, l’attaquant des Diables Rouges, Jacquet l’avait étouffé, ne lui laissant aucun espace. Quelques jours plus tard, au Stade de France, c’est Nicolo Fagioli, le milieu de la Fiorentina, qui a fait les frais de sa puissance physique. Mais le défenseur ne s’est pas contenté de bien défendre. Il a pressé très haut, souvent au niveau du rond central, et relancé avec une précision chirurgicale, ne manquant aucune de ses passes face à la Nazionale.
Zidane conquis : « Très bon, très, très bon »
Interrogé après le match nul face à l’Italie, Zinédine Zidane n’a pas tari d’éloges. « Comment je l’ai trouvé ? Très bon, très, très bon. Vaillant, pas peur de sortir très loin. Très bon dans les duels. Bref, il a été encore une fois… très bon. Je l’ai dit quatre fois », s’est-il amusé, presque à court de superlatifs. Le sélectionneur lui confie des consignes audacieuses, comme celle de presser le plus haut possible. « Il me demande d’aller chasser très haut et de ne pas regarder derrière moi. J’applique les consignes », explique Jacquet. « Je n’ai pas de pression parce que je joue au football, tout simplement. Après, j’ai été très bien accueilli. Je pense que ça joue aussi ».
Des circonstances favorables
Sa présence dans le premier groupe de Zidane, le 18 septembre dernier, doit beaucoup à la blessure de William Saliba, l’un des tauliers de la défense centrale française. Ses deux titularisations consécutives, face à la Belgique puis l’Italie, s’expliquent par la blessure en début de stage d’Ibrahima Konaté. Mais Jacquet n’a pas volé sa place : à chaque fois, il a répondu présent, avec une maturité déconcertante pour son âge et son inexpérience au plus haut niveau.
Pour le match retour face aux Diables Rouges, ce lundi soir au Stade de France, la logique aurait voulu que Jacquet retrouve le banc, après avoir enchaîné deux fois 90 minutes. Maxence Lacroix et Dayot Upamecano devaient reformer la charnière centrale. Mais le défenseur du Bayern Munich, cadre de l’équipe de France, s’est fait expulser contre l’Italie et a été remis à disposition de son club samedi matin. Une nouvelle aubaine pour Jacquet, qui pourrait bien enchaîner une troisième titularisation de rang. Reste à savoir si Zidane lui maintiendra sa confiance, ou s’il préférera ménager son jeune défenseur. Une chose est sûre : le Guadeloupéen a déjà prouvé qu’il n’avait pas à rougir de porter le maillot bleu.
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