Le SNEG décline l’invitation du préfet de Guadeloupe et défend l’unité du collectif NLP
Invité par le préfet à une réunion avec le collectif Guadeloupe économique, ce vendredi 23 octobre à la CCI de Pointe-à-Pitre, Dominique Virassamy, président du collectif Sauvez notre Entreprise Guadeloupéenne (SNEG), a décliné l'invitation.
Dominique Virassamy n'a pas répondu favorablement à l'invitation du préfet de la Guadeloupe. Dans un communiqué, le président du SNEG explique avoir reçu, aujourd'hui (22 octobre), une proposition de participation à une réunion prévue ce vendredi 23 octobre, à 10 heures, à la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Pointe-à-Pitre, avec le collectif Guadeloupe économique.
Plutôt que de répondre directement au représentant de l'État, il a choisi de rendre sa décision publique. Il rappelle qu'avant la création du NLP, le SNEG avait sollicité un rendez-vous auprès du préfet par courrier, le 21 juillet 2026. Selon lui, cette demande est restée sans accusé de réception.
Le collectif avait également adressé une lettre ouverte au préfet et à plusieurs destinataires. Dominique Virassamy affirme n'avoir obtenu aucune réponse et estime que le représentant de l'État lui avait opposé une fin de non-recevoir par voie de presse.
" Je ne peux trahir le collectif "
Le président du SNEG dit accueillir l'invitation comme une reconnaissance tardive de la représentativité de son organisation. Il remercie le préfet de lui avoir, selon ses termes, " rendu subitement sa représentativité et sa fréquentabilité ".
Pour autant, il refuse de participer à la rencontre. Son appartenance au collectif NLP constitue, explique-t-il, la raison principale de cette décision. Il estime ne pas pouvoir accepter un rendez-vous individuel qui risquerait de rompre la solidarité entre les membres du collectif.
" Je ne traînerai pas l'enclume de la trahison ", écrit-il, en réaffirmant son attachement à une démarche collective face aux difficultés économiques et sociales du territoire.
Un appel à reconnaître les organisations entrepreneuriales
Au-delà de son différend avec la préfecture, Dominique Virassamy inscrit sa position dans une réflexion sur l'histoire de la Guadeloupe. Il évoque les divisions héritées de la période coloniale et de l'esclavage pour défendre l'idée d'un destin commun auquel, selon lui, une grande partie de la population guadeloupéenne reste attachée.
Le président du SNEG estime par ailleurs que d'autres organisations entrepreneuriales devraient bénéficier, elles aussi, d'une reconnaissance de leur représentativité.
Son communiqué soulève ainsi la question de la place accordée aux différentes composantes du monde économique dans les discussions engagées pour répondre à la crise actuelle. À la veille de la réunion prévue à la CCI de Pointe-à-Pitre, le refus du SNEG met en lumière les tensions autour de la représentation des acteurs économiques et de leurs modalités de dialogue avec l'État.
Related News
Saint-François : l'établissement " NJ " fermé administrativement pour trois mois
Sécheresse historique : à quoi s’attendre dans les prochaines semaines ? | Guyaweb, si...
Une psychiatre dominiquaise appelle à relever l’âge légal pour l’alcool et le canna...