Miss Univers : l’ex-Miss Jamaïque poursuit l’organisation après une chute qui a « failli lui coûter la vie »
Gabrielle Henry, ancienne Miss Univers Jamaïque, a déposé plainte contre l’organisation Miss Univers et deux de ses sociétés mères. Elle accuse les organisateurs de négligence après sa chute, le 19 novembre 2025, à travers une ouverture non signalée de la scène du concours en Thaïlande.
Le 19 novembre 2025, Gabrielle Henry répète la chorégraphie de la compétition préliminaire du 74e concours Miss Univers, en Thaïlande. La jeune femme, qui exerce alors comme ophtalmologue, suit les pas appris. Soudain, elle chute. Selon la plainte déposée le 21 septembre 2025 devant la Cour supérieure du Delaware, elle tombe à travers « une ouverture non signalée et non couverte dans la scène ». L’ouverture contenait du matériel d’éclairage, du béton et des lumières intenses, dirigées vers elle, nuisaient à sa visibilité.
Gabrielle Henry perd connaissance après la chute. Elle est hospitalisée du 19 novembre au 10 décembre 2025. Le diagnostic est lourd : traumatisme crânien avec hémorragie sous-arachnoïdienne aiguë, contusion hémorragique du lobe frontal et hémorragie sous-durale. Ses blessures l’empêchent de reprendre sa résidence médicale. Elle souffre toujours de symptômes neurologiques et cognitifs nécessitant soins, rééducation et suivi.
Cinq chefs d’accusation contre l’organisation
La plainte vise la Miss Universe Organization, JKN Legacy Inc. et Legacy Holding Group USA. Cinq chefs d’accusation sont retenus : négligence, responsabilité des lieux, embauche, rétention et supervision négligentes, ainsi qu’infliction négligente et intentionnelle de détresse émotionnelle. Gabrielle Henry réclame des dommages pour ses traitements médicaux, sa détresse émotionnelle, sa perte de capacité de gain et ses perspectives professionnelles. Elle allègue que d’autres candidates avaient signalé des inquiétudes sur l’éclairage et les conditions de scène avant sa chute et que la scène a été modifiée après l’incident, avec l’ajout de lumières blanches vives sur les bords.
Un conflit de versions sur les responsabilités
La plainte met aussi en cause Miss Grand International (MGI) pour son rôle dans la production, lui reprochant un défaut de surveillance de la sécurité. L’organisation Miss Univers affirme de son côté ne pas avoir été notifiée de la plainte et ne pas pouvoir commenter des accusations qu’elle n’a pas vues. Elle soutient que MGI et Miss Univers Thaïlande, sous la direction de Nawat Itsaragrisil, étaient responsables de la production du concours, y compris du lieu, de la scène et de la sécurité. Elle dit avoir payé les frais hospitaliers de Gabrielle Henry, puis couvert son traitement dans un hôpital spécialisé en Jamaïque. Elle affirme n’avoir reçu aucune autre demande de frais médicaux et lui avoir proposé un poste d’ambassadrice de bonne volonté, sans réponse.
MGI rejette la faute sur la candidate
MGI conteste la version de la chute. L’organisation a déclaré que l’incident s’est produit principalement parce que Gabrielle Henry avait manqué son placement et ne regardait peut-être pas le podium en marchant. MGI nie que quiconque ait blâmé la jeune femme. Un représentant a précisé que le podium mesurait plus de cinq mètres de large et disposait de bordures blanches claires et surdimensionnées, ajoutant qu’aucune autre candidate n’avait été victime d’un accident sur le podium.
Gabrielle Henry est rentrée en Jamaïque le 20 décembre 2025, près d’un mois après l’accident. La plainte porte désormais les circonstances de la chute devant la justice. L’ancienne Miss Univers Jamaïque allègue que des conditions de scène dangereuses et des défaillances des responsables de la production ont contribué à ses blessures. Les défendeurs contestent ces allégations.
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