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Procès d’Éric Jalton : le tribunal refuse un nouveau renvoi, l’affaire se juge sans l’un des prévenus

21 April 2026
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Le procès du maire des Abymes, Éric Jalton, soupçonné de financement illégal de sa campagne de 2014, s'est ouvert ce mardi 21 avril 2026 à Pointe-à-Pitre. L'un des trois prévenus, absent pour raison médicale, a vu sa demande de renvoi rejetée. Le dossier a été disjoint.

C'est un procès attendu qui s'est ouvert ce mardi 21 avril devant le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre, Éric Jalton, le maire des Abymes, figure politique bien connue de la Guadeloupe, comparaît aux côtés de deux coprévenus : Frantz Velayoudom, mandataire financier de sa campagne électorale et Sylvere Fifi, chef d'entreprise. Les faits reprochés remontent à la campagne des municipales de 2014, soit il y a douze ans. L'élu est soupçonné d'avoir participé à l'attribution de marchés publics en échange du financement de sa campagne, une pratique qui, si elle était avérée, constituerait un délit grave d'atteinte à la probité.

Dès l'ouverture des débats, l'avocat de Sylvere Fifi a sollicité un nouveau renvoi du procès. Son client, absent pour raisons médicales, avait déjà obtenu un premier renvoi l'an dernier. La défense espérait sans doute une nouvelle prorogation. Mais le tribunal, après en avoir délibéré, a rejeté cette demande. À la place, les juges ont ordonné la disjonction du dossier. Conséquence immédiate : le procès au fond a débuté à 9h50, mais sans Sylvere Fifi. Seuls le maire des Abymes et son mandataire financier, Frantz Velayoudom, sont jugés ce jour. L'affaire concernant le chef d'entreprise sera examinée ultérieurement, dans un cadre séparé.

Un procès sous haute tension politique

Au-delà des enjeux judiciaires, ce procès revêt une dimension politique sensible. Le maire des Abymes, commune la plus peuplée de Guadeloupe, est une figure incontournable du paysage local. Sa comparution devant le tribunal correctionnel pour des soupçons de financement illicite de campagne est un événement en soi. La décision du tribunal de refuser le renvoi et d'ordonner la disjonction accélère le calendrier judiciaire. L'affaire, qui traîne depuis douze ans, pourrait enfin connaître un premier dénouement.

En attendant, le tribunal correctionnel de Pointe-à-Pitre est au cœur de toutes les attentions. L'issue de ce procès, quelle qu'elle soit, marquera un tournant dans cette affaire vieille de douze ans.