Confrontée à d'importants besoins d'investissement après l'obtention d'une seconde fréquence de diffusion, Radyo Tanbou fait appel à la solidarité de ses auditeurs. La radio associative a lancé une campagne de financement participatif afin de poursuivre son développement.
Fondée en 1982, Radyo Tanbou se présente comme la première radio libre de Guadeloupe. Depuis plus de quatre décennies, la station revendique un rôle de média de proximité, attaché à relayer les préoccupations de la population guadeloupéenne et à accompagner les grands événements qui ont marqué le territoire.
Dans son appel aux dons, la radio rappelle avoir traversé les principales crises sociales et politiques de l'archipel aux côtés de ses auditeurs. Elle évoque également les pressions et les menaces auxquelles elle dit avoir été confrontée au fil des années, tout en affirmant avoir toujours poursuivi sa mission d'information et d'expression.
Pour ses responsables, cette longévité est le fruit d'un lien fort avec son public, qui constitue aujourd'hui encore son principal soutien.
Une seconde fréquence à financer
L'obtention récente d'une deuxième fréquence marque une nouvelle étape dans l'histoire de la station. Cette extension doit permettre à Radyo Tanbou d'élargir sa zone de diffusion et d'améliorer sa couverture du territoire.
Mais ce développement a un coût. Renouvellement des équipements techniques, installation de nouveaux matériels, adaptation des infrastructures et frais de diffusion représentent des investissements importants pour cette structure associative.
Radyo Tanbou rappelle ne disposer d'aucune régie publicitaire. Son fonctionnement repose essentiellement sur les cotisations, les dons et la mobilisation de ses auditeurs. Selon les responsables de la radio, ces nouvelles dépenses ne pourront être absorbées sans un élan de solidarité. La campagne de financement, lancée sur la plateforme Leetchi, doit permettre de réunir les fonds nécessaires pour accompagner cette évolution.
" Nous comptons sur vous ", conclut le message diffusé par la station, qui voit dans cette collecte bien plus qu'un simple appel aux dons. Il s'agit aussi de mesurer l'attachement de son public à une radio qui, depuis plus de quarante ans, revendique sa liberté de ton et son ancrage dans la société guadeloupéenne.
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