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Refus de contrôle routier : une hausse record de 9 % en 2025, la Guadeloupe en tête

17 June 2026
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Les forces de sécurité intérieure ont enregistré 36 900 délits de refus de contrôle routier en 2025, soit une augmentation de 9 % par rapport à 2024. La Guadeloupe affiche le taux le plus élevé de France, devant la Martinique, le Vaucluse et les Pyrénées-Orientales.

La progression de 2025 met fin au léger reflux observé entre 2021 et 2024 (-1 % en moyenne par an) et renoue avec une dynamique haussière. Sur la période 2016-2025, ces infractions n’avaient augmenté que de 2 % en moyenne chaque année. En 2025, la hausse est nettement supérieure. Les refus d’obtempérer aggravés, ceux qui mettent en danger la vie d’autrui, représentent désormais 22 % des refus d’obtempérer, contre seulement 16 % en 2016. Soit environ 6 200 infractions de ce type, un chiffre record.

Rapportés à la population, les délits de refus de contrôle routier représentent 5,1 infractions pour 10 000 habitants à l’échelle nationale. Mais certains départements affichent des taux nettement plus élevés. La Guadeloupe arrive en tête avec 9,4 infractions pour 10 000 habitants, devant la Martinique (9,2), le Vaucluse (7,9), les Pyrénées-Orientales (7,5), la Seine-Saint-Denis (7,4) et la Guyane (7,3).

Des auteurs jeunes, des infractions nocturnes

Sur le périmètre de la police nationale, qui enregistre près de la moitié de ces délits, les auteurs sont majoritairement des hommes de moins de 30 ans. Les refus d’obtempérer concernent une population sensiblement plus jeune que les autres formes de refus (alcoolémie ou stupéfiants). Les infractions sont le plus souvent relevées entre 15 heures et 3 heures du matin, avec un pic entre 23 heures et 1 heure.

Les refus d’obtempérer sont fréquemment associés à d’autres infractions. Selon le SSMSI, 41 % d’entre eux comportent également une infraction de défaut de permis de conduire. La conduite sous l’emprise de l’alcool ou de stupéfiants est présente dans 35 % des cas. Cette hausse pourrait notamment s’expliquer par l’intensification des contrôles routiers visant des infractions connexes, comme le défaut d’assurance ou de permis de conduire.