La NOAA, l’agence météorologique américaine, a dévoilé ses prévisions pour la saison des ouragans 2026 dans l’Atlantique et le Pacifique. Sous l’effet d’un épisode El Niño particulièrement intense, l’Atlantique devrait connaître une activité « moins intense que la normale ».
Le phénomène El Niño 2026-2027 s’annonce exceptionnel. Il influence directement la formation des cyclones tropicaux dans les deux bassins océaniques. Dans l’Atlantique, il agit comme un frein : cisaillement accru, air plus sec, conditions défavorables. C’est ce qui explique la prévision d’une saison « moins intense que la normale » pour la première fois depuis 2015, année également marquée par un El Niño.
Selon Neil Jacobs, responsable de la NOAA, les probabilités sont les suivantes :
- 55 % de chances d’une saison moins intense que la normale,
- 35 % d’une saison proche de la normale,
- 10 % d’une saison plus intense.
Atlantique : un à trois ouragans majeurs attendus
La NOAA prévoit que dans l’Atlantique, il se formera :
- un à trois ouragans majeurs (vents atteignant ou dépassant 180 km/h, catégories 3 à 5),
- un nombre total de cyclones tropicaux (tempêtes nommées) inférieur à la moyenne.
En 2025, l’ouragan Melissa avait ravagé la Jamaïque avec des vents de près de 300 km/h. Une étude de l’Imperial College de Londres a conclu que le changement climatique a rendu un tel événement quatre fois plus probable. Malgré la prévision d’une saison calme, Neil Jacobs rappelle : « Même si nous prévoyons une saison moins intense que la normale, il est très important de comprendre qu’il en suffit d’un » pour causer des dégâts catastrophiques.
Pacifique : une activité très supérieure à la normale
Le contraste est frappant avec le bassin Pacifique (centre et est). La NOAA estime à 70 % les chances d’une activité plus intense que la normale. Les prévisions annoncent :
- cinq à neuf ouragans majeurs (catégories 3 à 5),
- cinq à treize cyclones tropicaux au total.
La saison dans le Pacifique a déjà débuté mi-mai, tandis que celle de l’Atlantique s’étire de début juin à fin novembre. Heureusement, les populations exposées dans le Pacifique sont généralement moins nombreuses, ce qui limite les risques humains.
Les prévisionnistes ne peuvent pas dire si ces cyclones toucheront terre. Mais les autorités rappellent que chaque saison, même « calme », peut être meurtrière. Les habitants des zones côtières, dans les Caraïbes comme en Amérique centrale, doivent rester préparés. Le changement climatique, en réchauffant les océans, rend les ouragans plus puissants et plus humides, même si leur nombre peut baisser sous l’effet d’El Niño.
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