Sargasses en Guadeloupe : des échouements massifs attendus, « pas d’amélioration » en vue
Les côtes guadeloupéennes vont continuer d’être submergées par les algues sargasses. Météo-France annonce ce lundi 4 mai des échouements « parfois massifs » dans les jours à venir, avec un risque « très fort » pour la Basse-Terre.
Le bulletin Météo-France est sans équivoque. Dans sa tendance pour les deux prochaines semaines, le constat est lapidaire : « Pas d’amélioration ». L’océan Atlantique reste très chargé en algues, et les échouements parfois massifs vont se poursuivre. Pour les deux prochains mois, la perspective n’est guère plus réjouissante : « L’activité intense continue. Aux Antilles, la forte activité en algues sargasses devrait continuer sur les prochains mois ». Les images satellitaires des trois derniers jours montrent que les algues sont présentes « partout » et touchent toutes les îles de l’arc antillais.
Le tableau des risques pour les quatre prochains jours classe plusieurs secteurs à des niveaux critiques :
- Risque très fort : Basse-Terre
- Risque fort : Marie-Galante, Nord Grande-Terre, Les Saintes
- Risque moyen : Désirade, Sud Grande-Terre
Sous les nuages, les algues sont encore bien présentes, notamment « entre le Papillon et Marie-Galante et au sud-est de Marie-Galante ». Le flux de secteur est à sud-est reste propice à des échouements « parfois massifs » sur le Petit Cul-de-Sac Marin et la côte au vent de la Basse-Terre, ainsi qu’épisodiquement sur le sud de la Grande-Terre.
Marie-Galante, Désirade et Saintes sous pression
À Marie-Galante, les radeaux et amas présents au large de l’Est vont « pilonner les côtes est et sud de la Grande-Galette », selon le bulletin. À la Désirade, les algues se font plus présentes avec des arrivages venant surtout de l’est à sud-est. Dans les canaux des Saintes et de la Dominique, de nombreux radeaux et filaments menacent les deux îles des Saintes avec des arrivages « épisodiques mais parfois notables ». Le littoral du Nord-Est Grande-Terre reste sous la menace d’arrivages « épisodiques mais localement notables ».
Un indice de confiance limité
Météo-France précise toutefois que la couverture nuageuse constitue la principale limite du dispositif de veille satellitaire. « Les détections sont mauvaises sous l’importante masse nuageuse », ce qui explique un indice de confiance de seulement 2 sur 5 pour la carte de risque. Les prévisions de dérive sont calculées à partir du modèle MOTHY (Modèle Océanique de Transport d’Hydrocarbures), qui simule le déplacement des nappes en prenant en compte l’effet combiné du vent et des courants marins. Mais la chaîne de prévision actuelle ne permet pas d’estimer avec finesse la quantité d’algues susceptible de s’échouer.
Face à ces prévisions, les communes littorales doivent se préparer à de nouvelles vagues d’échouements. Les moyens de collecte, déjà saturés lors des précédents épisodes, risquent d’être à nouveau mis à rude épreuve. Les autorités recommandent aux populations de s’informer régulièrement via les bulletins de Météo-France et d’éviter les zones d’échouement massif, en raison des risques sanitaires liés à la décomposition des algues (émissions de gaz toxiques). Les communes concernées pourraient prendre des arrêtés d’interdiction d’accès aux plages dans les prochains jours.
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