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Affaire Collé-UGTG : Jennifer Zig conteste le jugement prud’homal et fait appel

02 November 2026
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Au lendemain des communications de l'UGTG et de son avocat sur le jugement rendu le 30 septembre 2026 par le conseil de prud'hommes de Fort-de-France, Jennifer Zig, avocate de l'ancienne salariée du syndicat, rappelle que l'affaire n'est pas définitivement tranchée et confirme qu'un appel a été engagé.

La bataille judiciaire entre l'UGTG et son ancienne salariée, Madame Collé, se poursuit. Dans un communiqué daté du 30 octobre 2026, Jennifer Zig réagit aux prises de parole du syndicat, publiées le 29 octobre, et de son conseil, le lendemain. L'avocate insiste sur la portée limitée du jugement rendu le 30 septembre par le conseil de prud'hommes de Fort-de-France, reçu le 27 octobre. Selon elle, cette décision constitue uniquement un jugement de première instance et ne saurait être présentée comme un aboutissement définitif de la procédure.

Elle souligne également que les juges ont rejeté la demande de l'UGTG visant à faire condamner son ancienne salariée pour procédure abusive et atteinte à l'image du syndicat. Un élément qui, selon elle, aurait été insuffisamment mis en avant dans la communication de l'organisation.

Des éléments de procédure et des faits contestés

Jennifer Zig relève par ailleurs plusieurs points qu'elle estime problématiques dans le jugement. Elle regrette notamment que celui-ci ne rappelle pas la décision du 6 mai 2026 ayant écarté l'ensemble des pièces communiquées par l'UGTG la veille de l'audience, dont des vidéos issues des réseaux sociaux.

L'avocate conteste aussi l'affirmation selon laquelle l'employeur aurait régularisé certaines sommes dues à sa cliente au cours de la procédure. Elle qualifie cette conclusion de fausse. Autre point central de sa communication : l'agression verbale dont Madame Collé aurait été victime sur son lieu de travail, de la part d'un dirigeant du syndicat. Selon Jennifer Zig, cet épisode a été reconnu comme un accident du travail et l'inaptitude qui en a résulté a été reconnue d'origine professionnelle.

Un appel pour faire réexaminer l'ensemble du dossier

L'avocate confirme que la décision a fait l'objet d'un appel, motivé selon elle par des violations manifestes du droit et de la jurisprudence. Le dossier doit ainsi être réexaminé dans son intégralité par la juridiction d'appel, avec une nouvelle appréciation des faits, des preuves et des manquements reprochés à l'employeur.

Dans son communiqué, Jennifer Zig critique enfin la communication de l'UGTG, qu'elle juge triomphaliste. Elle s'étonne qu'un syndicat de salariés se félicite publiquement d'une décision judiciaire alors qu'il a licencié sa propre salariée et obtenu, en première instance, sa condamnation au paiement de frais de procédure. Le contentieux entre les deux parties reste donc ouvert, dans l'attente de l'examen de l'appel.