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Condamnée en appel pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen peut encore se porter candidate aux présidentielles | Guyaweb, site d’information et d’investigation en Guyane

08 July 2026
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Condamnée en appel pour détournement de fonds publics, Marine Le Pen peut encore se porter candidate à la présidentielle

Condamnée en première instance en mars 2025 à 4 ans de prison et 5 ans d’inéligibilité pour détournement de fonds publics dans l’affaire dite des assistants parlementaires du Rassemblement national au Parlement européen, Marine Le Pen a été condamnée en appel ce mardi 7 juillet à une peine inférieure.

L’ex-présidente (2011-2021) du Front National, rebaptisé Rassemblement National (RN) en 2018, a écopé d’une peine réduite à trois ans de prison, dont deux avec sursis et un an ferme aménageable sous bracelet électronique, ainsi que 100 000 euros d’amende. Sa peine d’inéligibilité, qui mettait en suspens sa participation à la prochaine élection présidentielle de 2027, a été réduite à 45 mois, dont 30 avec sursis, les juges estimant que cette peine a déjà été exécutée.

Sur le papier, il n’y a donc plus d’obstacle à une candidature à la présidentielle de Marine Le Pen. La députée RN devra néanmoins composer avec le régime du bracelet électronique qui limite et encadre les déplacements, dans le cas où elle se porterait candidate pour succéder à Emmanuel Macron.

Invitée du 20 heures de TF1 ce soir, Marine Le Pen devrait clarifier sa position et son avenir politique dans les prochaines heures, voire les prochains jours. La figure historique du RN dispose également d’un ultime recours : un pourvoi en cassation.

Pour rappel, Marine Le Pen a été poursuivie avec huit autres élus ou ex-élus du RN au Parlement européen, douze assistants parlementaires et quatre collaborateurs du parti pour détournements de fonds publics au détriment du Parlement européen. La justice leur reprochait d’avoir mis en place un système « centralisé » et « optimisé » pour permettre au Front National de faire « des économies » en payant avec les enveloppes allouées par le Parlement européen des assistants parlementaires « fictifs ».

En première instance, la justice a établi que ces assistants parlementaires travaillaient en réalité pour le parti d’extrême droite et que leurs députés ne leur avaient confié aucune tâche, ce qui équivaut à un « contournement des règles des partis politiques et du fonctionnement démocratique ».

L’objectif, selon l’accusation, était de réaliser des économies substantielles de salaires pour le FN, alors très endetté. Ce détournement de fonds s’est déroulé entre 2004 et 2016. Le Parlement européen, qui s’est constitué partie civile, a évalué son préjudice à 6,8 millions d’euros pour les années 2009 à 2017.

Cette affaire de détournements de fonds européens avait été révélée en 2013 par notre partenaire Mediapart (lire ici et ).