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Surveillance du virus Ebola : les États-Unis ferment leurs frontières aux voyageurs passés par la République démocratique du Congo

02 November 2026
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Jacques Vilus

La règle édictée par les CDC est binaire : si vous avez foulé le sol congolais au cours des 21 derniers jours, l'embarquement vers les États-Unis vous est strictement interdit.
La règle édictée par les CDC est binaire : si vous avez foulé le sol congolais au cours des 21 derniers jours, l'embarquement vers les États-Unis vous est strictement interdit. • RÉSEAU SOCIAL NAIRAMETRIE

À compter de mercredi 3 novembre 2026, tout passager atterrissant ou faisant escale sur le sol américain devra justifier sous serment ne pas s'être rendu en République démocratique du Congo (RDC) lors des trois dernières semaines. Une barrière sanitaire imposée par les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC, l'agence fédérale américaine de santé publique) pour se prémunir contre le virus Ebola, plaçant de facto le pays africain sous quarantaine  aérienne.

La règle édictée par les CDC est binaire : si vous avez foulé le sol congolais au cours des 21 derniers jours, l'embarquement vers les États-Unis vous est strictement interdit. Le simple survol du pays reste toléré, mais une correspondance sur un tarmac de la République démocratique du Congo déclenche immédiatement le chronomètre. Les autorités fixent la date de départ au "jour zéro", forçant tout voyageur concerné à patienter jusqu'au vingt-deuxième jour avant d'espérer s'envoler vers l'Amérique. Les seules dérogations, extrêmement rares, relèvent d'évacuations médicales validées par le gouvernement ou d'urgences humanitaires absolues.

Aucune exception, même pour un simple transit

Washington n'a prévu aucune zone grise pour cette mesure, programmée jusqu'au 18 décembre 2026. Citoyens américains, résidents permanents, mineurs ou voyageurs internationaux : le filtre s'applique à tous sans distinction. Pour les passagers de la Caraïbe ou d'Amérique latine, très nombreux à utiliser les aéroports américains comme zones de transit vers l'Europe ou l'Asie, la contrainte est identique. Remplie en ligne ou sur papier, cette déclaration sous serment s'ajoute aux formalités habituelles. Sans elle, un passeport valide, un visa classique ou le Système électronique d'autorisation de voyage (ESTA) ne suffiront pas à franchir la porte d'embarquement.

Les compagnies aériennes transformées en " douaniers "

Ce sont les compagnies aériennes, commerciales comme privées, qui héritent de la charge logistique et légale de ce filtrage. Elles ont l'obligation stricte de vérifier ces documents avant la montée dans l'appareil et de les archiver pendant au moins 42 jours. Sous couvert de prévention sanitaire, Washington repousse son périmètre de sécurité de plusieurs milliers de kilomètres, en le plaçant directement sur les comptoirs d'enregistrement des aéroports du monde entier.