Le Parc national de la Guadeloupe prolonge la fermeture de la partie terrestre de l'îlet Blanc, dans le Grand Cul-de-Sac marin, jusqu'au 15 avril 2027. Cette décision vise à protéger cet espace naturel fragilisé par l'érosion et les submersions marines, ainsi que les espèces d'oiseaux qui y trouvent refuge.
La réouverture de l'îlet Blanc attendra encore plusieurs mois. Le Conseil scientifique du Parc national de la Guadeloupe, réuni la semaine dernière, a recommandé de prolonger la fermeture afin de laisser le temps à cet espace naturel de se consolider.
Situé au cœur du Grand Cul-de-Sac marin, l'îlet constitue un habitat rare, essentiel à la biodiversité. Il accueille notamment des sites de reproduction de la Petite Sterne et de la Sterne de Dougall, deux espèces d'oiseaux marins.
Mais les observations réalisées sur place témoignent d'une dégradation importante. La surface émergée s'est fortement réduite et la ceinture sableuse qui entourait l'îlet a disparu. Cette plage jouait pourtant un rôle protecteur face aux phénomènes marins, tout en permettant aux visiteurs de débarquer sans piétiner la végétation.
Accostage et débarquement interdits
La disparition de cette zone sableuse reporte désormais la fréquentation sur une surface végétalisée beaucoup plus restreinte. Or, cette couverture végétale contribue à fixer le sable et à stabiliser le relief de l'îlet.
Le piétinement, la création de chemins ou encore l'échouage d'embarcations pourraient accélérer sa dégradation. La remise en mouvement du sable fragiliserait davantage le site et réduirait sa capacité à se reconstituer après les épisodes de forte houle ou de submersion.
Jusqu'au 15 avril 2027, l'accostage, le débarquement et l'accès à la partie émergée resteront donc interdits, quel que soit le type d'embarcation ou d'engin nautique utilisé. Un balisage et une signalétique matérialiseront le périmètre interdit.
Cette fermeture ne concerne pas l'ensemble des activités nautiques. La navigation autour de l'îlet demeure possible, tout comme l'amarrage aux bouées de mouillage remises en place par le Parc national.
Durant cette période, les équipes poursuivront leurs observations sur l'évolution de la végétation, du relief et de la stabilité du site. L'objectif est de mieux préserver les mécanismes naturels qui permettent à l'îlet de retenir son sable et de résister aux pressions marines.
Cette prolongation doit ainsi favoriser la résilience de cet espace fragile et protéger durablement son patrimoine biologique et paysager. Le Parc national appelle les usagers et les professionnels de la mer à respecter les restrictions en vigueur.
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